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Le Husky 1800S de Graupner : essais en vol avec le kit hydravion

Le Husky est parfait pour s'entrainer au pilotage dŽrive.

Premier vol d’essais du Husky de Graupner

Le Husky est parfait pour s'entrainer au pilotage dŽrive.
Le Husky en mode explorateur dans les Mers du Sud.

Pour ce vol d’essais j’ai choisi d’équiper le Husky de son kit flotteur. J’ai volontairement mis aucun différentiel d’aileron pour ce premier vol. L’avion est bien dans ses lignes d’eau. Le système de ressort des safrans de flotteurs est un peu juste et j’ai quelques difficultés à garder les pelles de safrans bien parallèle. Si l’on souhaite faire de beaux taxiages sur l’eau, je conseille d’équiper les flotteurs de petits servos. En effet un emplacement est prévu avec une trappe d’accès dans chacun des flotteurs pour y installer des commandes en direct. Sinon pour améliorer le système on peut mettre une goutte d’huile pour améliorer le frottement des mèches de safran dans leur fourreau. C’est un détail mais on est dans un esprit un peu maquette donc c’est l’occasion d’être pointilleux.

Paré au décollage !

Le Husky est parfait pour s'entrainer au pilotage dŽrive.
Attention à pas se prendre une patate de corail à l’atterrissage !

Le vent dès que je m’éloigne du bord se fait sentir. Malgré que l’on soit sur un lagon le calme matinal laisse déjà place à une petite brise thermique. Je suis obliger de contrer fortement à la dérive pour avancer droit.  Pour ceux qui débutent en hydravion, c’est un phénomène normal. En effet à la différence d’un tricycle où la roue arrière empêche la queue de partir, il n’y a ici rien dans l’eau qui retient. Il faut donc braquer à fond la dérive et réguler la trajectoire en mettant des petits coups de gaz suffisamment fort pour souffler la dérive. Ce petit exercice d’ailleurs fort intéressant vous servira d’ailleurs plus tard en voltige. Cela permet de bien toucher du doigt la nécessité d’avoir un minimum de vitesse d’air autour de ses commandes pour qu’elles soient efficaces.

Le Husky en train d'explorer le lagon de Tahiti
Le Husky en train d’explorer le lagon de Tahiti.

Paré au décollage ! L’avion est bien face au vent, le plan d’eau est un peu agité. Du coup je pousse les gaz à fond. Autre conseil pour les débutants en hydravion : lors d’un premier vol on a parfois tendance à vouloir sentir un peu son avion avant de mettre plein gaz. Et en hydravion j’ai souvent la mauvaise manie pour faire de belles images de vouloir laisser l’avion frôler l’eau et profiter du planning des coques. Mais quand il y a un peu de vaguelettes, même minuscule, ça il faut éviter de faire icon lol ! À chaque fois c’est le même piège : un des deux flotteurs qui rase l’eau tapera en premier des une mini vague et c’est le tête à queue assuré. Et c’est pas parce que j’insiste depuis plusieurs années que ça change la physique des choses eheheh icon_mrgreen !

Premiers sentiments en l’air

Le Husky est parfait pour s'entrainer au pilotage dérive.
Les montagnes à gauche amènent de l’air descendant, ne facilitant pas le vol. Les effets de sites sont autant de sujets d’apprentissage fort intéressants pour qui souhaite progresser.

On est en présence d’un comportement maquette ! L’avion ne se laisse pas balader au grès des pouces et il faut piloter dans le vrai sens du terme. Ce comportement est intéressant. L’avion est sensible au vent suivant l’orientation qu’il a. Son fuselage assez important et en plus la version hydravion avec les flotteurs fait que cela donne pas mal de surface latéral dont Éole va se jouer. La dérive est également à l’échelle pour respecter le coté maquette. Elle n’est pas surdimensionnée. Donc ce n’est pas parce que vous allez braquer à fond que ça va avoir des conséquences immédiates.

Je me fais un petit peu surprendre icon_eek sur les premiers mètres en ayant sous estimé la légère brise qui est au final très différente du ressenti du bord. Je me fais embarquer sous le vent une première fois mais la puissance du moteur donne confiance. J’en profite pour gagner encore en altitude car j’ai besoin d’un peu de tranquillité pour quelques petits ajustages de trims. Je reviens face au vent en me battant un peu pour garder ça bien dans l’axe ! Parfois j’estime mal la direction et me voilà en train de décrocher du cap malgré les commandes. Vraiment intéressant ! Enfin un avion qui ne vous fait pas miroiter que vous pouvez postuler pour le prochain Top Gun en un claquement de doigts !

Comportement en vol planné du Husky

Petit coup de dérive avant de se remettre bien dans l'axe face au vent pour une descente en vol planné.
Petit coup de dérive avant de se remettre bien dans l’axe face au vent pour une descente en vol planné.

Après avoir fait un peu le yoyo, j’ai les idées bien claires sur le comportement entre ce qui est de l’ordre du trim,  ce qui est lié au centrage et ce qui est lié à la géométrie de l’avion. Je vous conseille de découper le problème comme cela quand vous volez. Vous pouvez bien sur ajouter une case dans cotre tête pour le calage du moteur mais ici les conditions ne me permettait pas d’avoir un avis clair la dessus. Donc j’ai mon trim propre maintenant et je profite de l’altitude pour couper les gaz pour voir le comportement du Husky. Là ça change tout. On calme le jeu, la descente est clean et on se sent en confiance. En effet depuis le début du vol pour les besoins de prise d’altitude et pour ne pas partir sous le vent je gardais volontairement de la puissance. Moteur coupé c’est alors toujours intéressant car on sent souvent mieux l’avion. Mais bien sûr ça ne peut se faire quand ayant une bonne marge de manoeuvre. L’idée est d’avoir de l’eau sous la quille pour reprendre une expression navale. Pour le coup le Husky a un comportement très sain. Pas une aile qui a envie d’engager plus qu’une autre, ça plane tout seul. On voit très vite les capacités d’évolution à faible vitesse et les atterrissages courts. Super ! icon ok

Il est temps de poser

Cette mise en confiance tombe bien car le chrono tourne icon_eek et il est plus que temps de poser ! Pas le temps de trop réfléchir, on pose au prochain passage. Je coupe les gaz une nouvel fois pour un beau planné franc et une bonne perte d’altitute. Je profite au passage pour mettre des volets mais je les retire quasi immédiatement : le vent de face fait que je ne peux pas estimer correctement ma vitesse réelle et je veux éviter de me faire piéger en ralentissant trop. Ne connaissant pas encore bien le comportement de l’avion, c’est préférable de découper les sujets. Pour le moment il s’agit de poser icon_mrgreen ! Remise d’un filet de gaz, je suis un peu abrité par les arbres et finalement le vol est plus doux sur les derniers mètres. Ça pose court, parfait !

Débriefing post vol : un avion résolument au comportement  maquette

Le Husky est parfait pour s'entrainer au pilotage dŽrive.

Le choix du Husky a été dicté par ma recherche de nouveaux avions pour les élèves qui ont fini la formation initiation et pour les aéromodélistes cherchant à progresser de manière progressive une fois qu’ils ont bien en main leur premier avion. À l’issu de cet essais je trouve le Husky bien plus subtile et intéressant en terme de pilotage qu’un avion aile basse. L’aile basse sera souvent un avion rapide, pour se défouler et appréhender la vitesse. Ici l’on se confronte aux subtilités du pilotage grandeur ou aux subtilités d’avions de plus grandes envergures type maquette. Voici les points intéressants que nous allons pouvoir travailler avec cet avion :

Explorer les comportements et les sites de vols : comme vous l’avez vu dans l’article, chaque nouveau site de vol comporte des phénomènes propre à lui. C’est une des raisons pour lesquels en aviation la partie météo / site de vol est plus importante que la partie pilotage ( et c’est pour ça que même dans la formation débutant j’ai mis 2 cours sur l’analyse des sites de vols ). Plus vous allez explorer d’endroits, plus vous aller progresser de manière homogènes sur les 7 piliers ( cf le livre pdf de bienvenu ). Si vous êtes très bon en pilotage mais que vous n’avez jamais volé par exemple sur un endroit avec des arbres, ou un rabattant vous vous ferez surprendre par ce manque.
Le Husky va donc être une source de challenges pour perfectionner sont pilotage et non pas juste tracer des trajectoires dans le ciel. Sa panoplie d’accessoires complémentaires ( flotteurs, skis ) font que vous allez pouvoir vous tester sur de nouveaux supports et dans de nouvelles conditions. Le fardage comme on l’a vu avec les flotteurs vous ferons appréhender de nouveau comportement, augmentant votre culture et vos sensations.

S’initier au pilotage dérive et à la programmation : lors de ce vol comme vous l’avez lu j’ai mis zéro différentiel d’aileron. Dans cette configuration le Husky demande beaucoup de pilotage à la dérive, voir presque trop. Peux nous importe : l’essentiel est justement d’avoir cette caractéristique bien présente pour que l’aéromodéliste puisse s’initier au pilotage dérive mais également faire ses propres essayait de différentiel d’ailerons pour diminuer à sa guise ce phénomène. C’est également là une occasion de s’initier à la programmation. L’autre point intéressant est la présence des volets. Encore un sujet de programmation. L’on devra associer les volets à une voie mais également dans un second temps faire un mixage de la fonction volet avec la profondeur. En effet, la sortie des volets engendre souvent un petit effet sur l’assiette de l’avion et c’est l’occasion de compenser cela pour garder un avion neutre en phase d’approche.  Pour ceux qui veulent pousser encore un peu plus loin voici des démarches classiques : attribuer des phases de vols pour se faire des essais de configurations ou encore si votre radio le permet, avoir le réglage du différentiel aux ailerons sur une molette pour sentir en vol l’influence de ce que l’on fait. L’avion est très réactif en roulis. L’occasion de programmer différentes phases de vols avec des valeurs d’exponentielles différentes.

Conseils pour votre premier vol

Afin de prendre bien en main cet avion, vous pouvez mettre un peu de différentiel d’aileron pour vos premiers vols pour vous aider puis vous pourrez faire vos essais par petit pas.

Autre point qui rejoint des conseils que m’a donner Mr Masselard de Graupner France : vous pouvez avancer de CG de l’avion de 3mm par rapport à la notice. Cet essais confirme ses dires. L’avion gagnera en confort en avançant légèrement le centre de gravité. Je pense effectivement qu’il est un petit peu arrière. L’essais a été fait en suivant la notice pour justement avoir un avis là dessus.

Dernier point : vous l’avez vu, l’avion de par ses formes offre pas mal de surface au vent. Lors des premiers essais je conseille une journée très calme d’autant que l’avion tient bien la vol lent. Se sera d’autant plus sympa pour se faire la main.

Conclusion

Un avion complexe dans le bon sens du terme, qui va vous permettre de progresser et de prendre des sensations de pilotage intéressantes. Les options agrandissant les domaines de vol sont vraiment super. Les flotteurs par exemple autorisent des posés un peu grossier pour ceux qui débutent en hydravion. Sa mise en oeuvre est simple, l’avion est robuste en particulier au niveau du train d’atterrissage. Le seul défaut que j’ai trouvé est le système des safrans de flotteurs qui peut être facilement contourné avec des petits servos. Je n’ai pas développé dans cet essais d’autre sujets intéressant pour la programmation mais il y a la place pour faire une soute de largage et bien sûr il y a le crochet de remorquage actionnable par un servos qui offre encore un terrain d’initiation supplémentaire pour le pilotage.

 

 

Envie de progresser pour piloter un avion comme le Husky ? Lisez le livre que je vous offre : « les 7 secrets pour débuter et bien progresser en aéromodélisme que vous pouvez télécharger ici . Je vous propose une méthode qui va plus loin que le simple maniement des manettes dans vous avez découvert quelques éléments dans cet article.

Miniguide pour apprendre à piloter en aéromodélisme

 

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